Avec la fibromyalgie, ta vie ne s’est pas arrêtée.
Mais elle a rétréci.
Ce ne sont pas seulement les grandes choses qui disparaissent.
Ce sont les petits renoncements qui grignotent la vie.
Ramasser quelque chose par terre.
Porter un sac.
Se laver les cheveux.
Accepter une sortie sans se demander combien de jours tu vas payer derrière.
La douleur finit par épuiser.
Parce que ça fait mal d’avoir mal.
Et l’épuisement use aussi le moral.
Parce que tu es fatiguée… même quand tu n’as rien fait d’extraordinaire.
Et pourtant la vie continue.
Le travail.
Les enfants.
La maison.
Les engagements.
Alors tu continues.
Souvent en serrant les dents.
Et parfois tu te demandes simplement :
Combien de temps je vais tenir comme ça ?
Il n’y a pas une vraie solution, quand même ?